Acné Hormonale et Cycle Féminin : Comprendre l’Impact de la Pilule Contraceptive et des Changements Hormonaux

L’acné hormonale est un problème qui affecte de nombreuses femmes à différentes étapes de leur vie. Bien que souvent associée à l’adolescence, l’acné peut persister ou même apparaître à l’âge adulte, particulièrement en lien avec les fluctuations hormonales. Cet article explore l’impact de la pilule contraceptive sur le cycle hormonal et la peau, ainsi que les changements hormonaux liés à l’âge, tels que la préménopause et la ménopause.

Comprendre l’Impact de la Pilule Contraceptive sur le Cycle Hormonal

La Pilule Contraceptive et ses Composants Hormonaux

La pilule contraceptive est l’un des moyens de contraception les plus couramment utilisés. Elle contient généralement une combinaison d’œstrogènes et de progestines, des hormones de synthèse qui imitent les hormones naturelles du corps. Le mécanisme de la pilule repose sur la suppression de l’ovulation, régulée par ces hormones artificielles.
Les œstrogènes et les progestines de la pilule contraceptive leurrent le cerveau en lui faisant croire à une grossesse, ce qui empêche la libération des ovules par les ovaires.
En effet, les œstrogènes inhibent la sécrétion de l’hormone folliculo-stimulante (FSH), qui est essentielle pour le développement des follicules ovariens, tandis que les progestines inhibent la sécrétion de l’hormone lutéinisante (LH), qui déclenche l’ovulation. Cette double inhibition stoppe efficacement l’ovulation, réduisant ainsi les chances de grossesse.
Cependant, l’utilisation prolongée de ces hormones de synthèse peut entraîner des effets secondaires, en particulier sur la peau et sur l’équilibre hormonal global.
Des études ont montré que les progestines de synthèse peuvent avoir des effets androgéniques, c’est-à-dire qu’elles peuvent agir de manière similaire aux hormones mâles comme la testostérone. Cela peut conduire à une augmentation de la production de sébum et à l’apparition de l’acné chez certaines femmes.
En outre, les œstrogènes de synthèse peuvent provoquer une dominance en œstrogènes, une condition où les niveaux d’œstrogènes sont trop élevés par rapport aux niveaux de progestérone. Cette dominance en œstrogènes peut perturber l’équilibre hormonal naturel et provoquer des effets secondaires comme l’acné, la prise de poids, et des troubles de l’humeur.

De plus, il est important de noter que tous les types de pilules contraceptives ne sont pas égaux en termes de composition hormonale. Les pilules combinées contiennent à la fois des œstrogènes et des progestines, tandis que les pilules progestatives ne contiennent que des progestines. Chacune de ces formulations peut avoir des impacts différents sur le corps et la peau .
Bien que la pilule contraceptive soit efficace pour prévenir la grossesse et gérer certains troubles menstruels, elle peut néanmoins perturber l’équilibre hormonal naturel, entraînant des effets secondaires, notamment sur la peau.

L’Impact de Différents Types de Pilules Contraceptives

Les Pilules Monophasiques, Biphasique et Triphasique

Les pilules contraceptives peuvent être classées en fonction de la manière dont elles délivrent les hormones. Chaque type de pilule peut avoir des effets différents sur le corps et, en particulier, sur la peau.

Pilules Monophasiques : Ces pilules contiennent une dose fixe d’œstrogène et de progestatif tout au long du cycle de 21 jours, suivie d’une semaine sans pilule ou de placebos. Des exemples de pilules monophasiques incluent Microgynon, Yasmin, et Cilest. Elles sont souvent prescrites pour leur simplicité, mais peuvent avoir des effets variables sur la peau.

Pilules Biphasique : Ces pilules délivrent deux niveaux de doses hormonales pendant le cycle. Un exemple est Necon 10/11. Elles sont conçues pour mieux imiter les fluctuations naturelles du cycle menstruel et peuvent offrir un meilleur équilibre hormonal pour certaines femmes.

Pilules Triphasique : Ces pilules changent la dose d’hormones trois fois pendant le cycle. Des exemples incluent Ortho Tri-Cyclen, Trinordiol et Trivora. Elles sont destinées à imiter au plus près les fluctuations hormonales naturelles du cycle menstruel. 

L’Impact des Pilules Contraceptives sur la Peau

Ces différents types de pilules contraceptives ont des effets variés sur la peau en raison de leurs compositions hormonales distinctes.

Pilules à Base d’Œstrogène et de Progestatif

Les pilules combinées contenant à la fois des œstrogènes et des progestatifs sont souvent utilisées pour gérer l’acné. Les œstrogènes aident à réduire la production de sébum, tandis que les progestatifs peuvent varier en fonction de leur activité androgénique. Les pilules contenant des progestatifs avec une faible activité androgénique, comme le drospirénone (présent dans Yasmin), sont souvent prescrites pour les problèmes de peau.

Effets des Pilules Progestatives Seules

Les pilules progestatives seules, ou « mini-pilules » (dites mini dosées), ne contiennent pas d’œstrogènes et sont souvent prescrites aux femmes qui ne peuvent pas prendre d’œstrogènes (Micronor et Cerazette pour ne citer qu’elles). Cependant, les pilules progestatives seules peuvent parfois aggraver l’acné, car elles ne contrebalancent pas les effets des androgènes.
Une étude de Sitruk-Ware (2006) a montré que les « mini-pilules » peuvent augmenter la production de sébum chez certaines femmes, ce qui peut exacerber l’acné.

Adaptation des Pilules Contraceptives en Fonction de l’Âge

Adolescence et Jeunes Adultes

Chez les adolescentes et les jeunes adultes, les fluctuations hormonales sont fréquentes et peuvent être particulièrement sévères. Les pilules combinées, comme celles contenant de l’éthynylestradiol et du norgestimate (Ortho Tri-Cyclen), sont souvent prescrites pour stabiliser les hormones et réduire l’acné.

Préménopause

Pendant la préménopause, les niveaux de progestérone diminuent, entraînant une dominance en œstrogènes et une augmentation relative des androgènes. Ce sont généralement les pilules combinées contenant des progestatifs anti-androgéniques, comme celles contenant du drospirénone (Yasmin) qui sont prescrites pour réduire les symptômes de l’acné.

Ménopause

Contrairement à ce que de nombreuses personnes pensent, chez les femmes ménopausées, les niveaux d’œstrogènes chutent, ce qui peut laisser les androgènes non opposés et entraîner des problèmes de peau. Bien que les pilules contraceptives ne soient généralement pas prescrites après la ménopause, ce sont les thérapies hormonales substitutives qui sont généralement prescrites pour équilibrer les hormones et améliorer la santé de la peau.

Les Conséquences de la Pilule Contraceptive sur le Métabolisme

L’Impact sur l’Hypothalamus et l’Axe Hypothalamo-Hypophyso-Surrénalien

Une étude menée par la Radiological Society of North America a révélé que les femmes prenant des contraceptifs oraux présentent une réduction significative du volume de l’hypothalamus.
L’hypothalamus, situé à la base du cerveau, est responsable de la régulation de nombreuses fonctions corporelles essentielles, y compris l’humeur, l’appétit, la libido, et le cycle du sommeil.
Cette une région du cerveau essentielle à la production d’hormones. Cette réduction peut ainsi perturber la régulation hormonale et expliquer certains des effets secondaires observés, y compris les problèmes cutanés.

La pilule interfère avec l’axe hypothalamo-hypophyso-surrénalien, un système qui relie le cerveau aux glandes surrénales, jouant un rôle crucial dans la réponse au stress. Cette perturbation peut affecter la peau, car la peau possède également son propre axe hypothalamo-hypophyso-surrénalien, ce qui explique pourquoi le stress peut provoquer des problèmes cutanés.

L’Impact des Œstrogènes et des Progestines Synthétiques sur la Peau

La pilule œstroprogestative est couramment prescrite pour réguler le cycle menstruel et prévenir la grossesse. Cependant, ces hormones de synthèse peuvent avoir des effets secondaires notables sur la peau. Un bon équilibre entre œstrogènes et progestérone est crucial pour éviter une sensibilité excessive aux androgènes, un groupe d’hormones mâles qui peut provoquer l’acné.
Les progestines de synthèse, utilisées dans la pilule, sont très différentes de la progestérone naturelle. Elles peuvent s’accumuler dans le corps, entraînant une dominance en œstrogènes, ce qui peut causer des problèmes de peau. Cette accumulation peut durer longtemps, rendant la régulation hormonale difficile après l’arrêt de la pilule. C’est la raison pour laquelle l’acné peut persister des années voire même des mois.

Les Dangers de la Pilule Contraceptive

Effets Secondaires Courants des Pilules Contraceptives

Les effets secondaires des pilules contraceptives varient en fonction des retours individuels des femmes. Il existe un poignée d’études scientifiques, mais les femmes rapportent de plus en plus leurs effets secondaires depuis une dizaine d’années. Parmi les effets secondaires courants, on trouve :

  • Nausées et Vomissements

De nombreuses femmes rapportent des nausées, surtout lors des premiers mois d’utilisation. Une étude menée par Chakrabarti et al. (2008) a révélé que près de 20 % des utilisatrices éprouvent ces symptômes.

  • Prise de Poids

Certaines femmes remarquent une prise de poids, principalement due à la rétention d’eau et à une augmentation de l’appétit. Une étude de Gallo et al. (2014) a montré que bien que la prise de poids soit souvent citée, les preuves scientifiques de l’association entre pilules contraceptives et prise de poids sont limitées. En ce qui me concerne, c’est un effet secondaire que j’ai subi avec toutes pilules que j’ai essayé avant de l’arrêter définitivement en 2014 afin de retrouver mes cycles naturels et reprendre le contrôle de ma santé.

  • Sensibilité des Seins

La douleur et la sensibilité mammaire sont fréquentes, en particulier avec les pilules contenant des niveaux plus élevés d’œstrogènes.

Effets Secondaires Graves et Risques à Long Terme

Outre les effets secondaires courants, il existe des risques plus graves associés à l’utilisation des pilules contraceptives, notamment :

  • Risques de Caillots Sanguins

Les contraceptifs oraux augmentent le risque de thrombose veineuse profonde et d’embolie pulmonaire. Une étude de Lidegaard et al. (2012) a montré que les femmes utilisant des contraceptifs combinés ont un risque de caillots sanguins environ deux à quatre fois plus élevé que celles qui ne les utilisent pas.

  • Accidents Vasculaires Cérébraux (AVC) et Crises Cardiaques

Le risque d’AVC et de crises cardiaques est également accru, surtout chez les fumeuses et les femmes de plus de 35 ans. Roach et al. (2015) ont démontré que les contraceptifs oraux augmentent le risque d’AVC ischémique, en particulier les pilules contenant des doses plus élevées d’œstrogènes.

  • Cancer du Sein

Certaines études suggèrent une légère augmentation du risque de cancer du sein chez les utilisatrices de pilules contraceptives. Gierisch et al. (2013) ont mené une méta-analyse montrant une augmentation modeste du risque de cancer du sein chez les femmes utilisant des contraceptifs hormonaux.

  • Baisse de la Libido

Un effet secondaire souvent sous-estimé de la pilule contraceptive est la baisse de la libido. Wallwiener et al. (2010) ont mené une étude qui a démontré que l’utilisation de contraceptifs hormonaux peut réduire le désir sexuel chez certaines femmes. Cela est principalement dû à la suppression de la production de testostérone, une hormone clé dans la régulation de la libido.

  • Mycoses et Sécheresse Vaginale

L’utilisation de pilules contraceptives peut également entraîner des problèmes vaginaux tels que des mycoses récurrentes et une sécheresse vaginale. Les hormones synthétiques peuvent perturber l’équilibre naturel de la flore vaginale, augmentant ainsi le risque de prolifération de levures et d’inconfort vaginal. Une étude de Palacios et al. (2009) a montré que les femmes sous contraceptifs hormonaux ont un risque accru de développer des infections vaginales et des symptômes de sécheresse.

  • États Dépressifs

Les effets des pilules contraceptives sur la santé mentale ne doivent pas être négligés. Wessel Skovlund Charlotte et al. (2017) ont trouvé une association entre l’utilisation de contraceptifs hormonaux et une augmentation du risque de dépression. Leur étude a révélé que les adolescentes utilisant des contraceptifs hormonaux étaient particulièrement à risque de recevoir un diagnostic de dépression et de se voir prescrire des antidépresseurs.

  • Migraines

Les fluctuations hormonales causées par les pilules contraceptives peuvent déclencher des migraines chez certaines femmes. Une étude de MacGregor (2018) a démontré que les contraceptifs hormonaux peuvent exacerber les migraines, surtout chez celles qui y sont prédisposées.

  • Troubles Intestinaux

Des effets secondaires gastro-intestinaux, tels que des douleurs abdominales et des ballonnements, ont également été rapportés. Une étude de Gass et al. (2011) a exploré les liens entre les contraceptifs hormonaux et les troubles gastro-intestinaux. 

  • Thromboses

Outre les risques de caillots sanguins mentionnés précédemment, les pilules contraceptives peuvent augmenter le risque de thromboses, y compris la thrombose veineuse profonde et les embolies pulmonaires. Vandenbroucke et al. (2001) ont souligné ce risque accru, en particulier avec certaines formulations de pilules contraceptives contenant des progestatifs de troisième génération.

L’Acné Après l’Arrêt de la Pilule Contraceptive

Pourquoi l’Acné Réapparaît Après l’Arrêt de la Pilule

Lorsqu’une femme arrête de prendre la pilule contraceptive, son corps commence à réajuster ses niveaux hormonaux. Ce processus, souvent complexe et imprévisible, peut entraîner une recrudescence de l’acné.

La pilule contraceptive, en fournissant des hormones de synthèse, supprime les fluctuations hormonales naturelles et inhibe la production d’androgènes endogènes, qui peuvent être responsables de la production excessive de sébum et de l’acné.

L’arrêt de la pilule signifie que le corps doit réapprendre à réguler ses propres hormones sans l’influence des hormones de synthèse. Cette transition peut provoquer une période de déséquilibre hormonal, pendant laquelle le corps peut produire une quantité disproportionnée d’androgènes. Ces hormones masculines, telles que la testostérone, peuvent stimuler les glandes sébacées de la peau, augmentant ainsi la production de sébum et favorisant le développement de l’acné.

Une étude menée par Legro et al. (2004) a montré que la réapparition de l’acné après l’arrêt de la pilule contraceptive est fréquente, et que les fluctuations hormonales post-pilule peuvent durer plusieurs mois, voire jusqu’à un an. 

La Transition Hormonale et la Peau

La transition hormonale après l’arrêt de la pilule peut être longue et compliquée pour certaines femmes. Les niveaux d’œstrogènes et de progestérone fluctuent tout au long du cycle menstruel, et le corps peut réagir en augmentant la production d’androgènes. Ces changements hormonaux peuvent entraîner une augmentation de la production de sébum et l’apparition de boutons.

Les études montrent que l’équilibre hormonal joue un rôle crucial dans la santé de la peau. Par exemple, Thiboutot (2004) a démontré que les androgènes augmentent la taille et l’activité des glandes sébacées, ce qui conduit à une augmentation de la production de sébum. Le sébum en excès peut obstruer les pores et fournir un environnement favorable à la prolifération des bactéries responsables de l’acné, telles que Propionibacterium acnes.

Un autre facteur important est la réponse inflammatoire de la peau. Dreno et al. (2018) ont souligné que les déséquilibres hormonaux peuvent augmenter la réponse inflammatoire de la peau, aggravant ainsi l’acné. Cette inflammation peut être exacerbée par des fluctuations hormonales rapides et prononcées après l’arrêt de la pilule contraceptive.

Il est également important de noter que chaque femme réagit différemment à l’arrêt de la pilule en fonction de ses caractéristiques individuelles, y compris ses antécédents hormonaux, son type de peau, et sa génétique.

Des études comme celle de Lucky et al. (1997) ont montré que la variabilité individuelle joue un rôle crucial dans la façon dont la peau réagit aux changements hormonaux.

En ce qui me concerne, mon acné enflammée sur le visage est apparue 6 mois après l’arrêt de la pilule contraceptive. J’ai mis deux bonnes années à rééquilibrer mes hormones après avoir tâtonné pendant un temps sur les étapes que je devais mettre en place pour ce réajustement.

Les Changements Hormonaux et l’Acné à Différents Âges

La Préménopause et l’Impact sur la Peau

À partir de 35 ans, de nombreuses femmes commencent à ressentir des changements hormonaux significatifs qui peuvent affecter leur peau. Cette période, appelée préménopause ou périménopause, précède la ménopause et peut durer plusieurs années.

Comme expliqué précédemment, pendant la préménopause, les niveaux de progestérone commencent à diminuer tandis que les niveaux d’œstrogènes fluctuent. Cette fluctuation hormonale peut provoquer une dominance en androgènes, un déséquilibre hormonal où les androgènes (hormones masculines comme la testostérone) deviennent relativement plus élevés par rapport aux œstrogènes et à la progestérone.

Les androgènes stimulent les glandes sébacées de la peau, augmentant la production de sébum, ce qui peut obstruer les pores et conduire à l’acné. Shinkai et al. (2009) ont montré que cette augmentation des androgènes et la diminution de la progestérone pendant la préménopause sont des facteurs clés dans l’apparition de l’acné chez les femmes plus âgées. En outre, la peau devient plus sensible aux fluctuations hormonales en raison de la réduction des niveaux d’œstrogènes, exacerbant ainsi les problèmes cutanés.

La Ménopause et ses Effets sur la Peau

La ménopause est marquée par la cessation des menstruations et une baisse drastique de la production d’œstrogènes. Cette diminution entraîne plusieurs changements dans la peau. La perte d’œstrogènes réduit la production de collagène et d’élastine, ce qui diminue l’élasticité et la fermeté de la peau, et peut entraîner une sécheresse cutanée.
Cependant, en dépit de la sécheresse, certaines femmes ménopausées continuent de souffrir d’acné. La réduction des œstrogènes laisse les androgènes sans contrepoids, ce qui peut encore stimuler les glandes sébacées et causer des éruptions cutanées. Une étude de Zouboulis et al. (2009) a révélé que l’acné chez les femmes ménopausées est souvent liée à cette sensibilité accrue aux androgènes. Cette situation est souvent aggravée par des facteurs externes tels que le stress, qui peut augmenter les niveaux de cortisol, l’hormone de l’adaptation au stress qui peut également influencer négativement l’équilibre hormonal et la santé de la peau.

Approches Alternatives à la Pilule pour Gérer l’Acné Hormonale

Le Rôle du Mode de Vie et de l’Hygiène de Vie

Influence du Stress, de l’Alimentation et du Sommeil

La gestion de l’acné pendant la préménopause et la ménopause nécessite une approche holistique qui prend en compte les changements hormonaux uniques à chaque phase de la vie. C’est ce sue je propose dans ma méthode via mon programme Hack ta Peau

Alimentation

On sait aujourd’hui qu’une alimentation riche en sucres peut aggraver l’acné hormonale. Adopter une alimentation équilibrée, riche en légumes, fruits, et protéines, peut aider à maintenir une peau saine.

Si on souffre d’acné hormonale persistante, il conviendra de faire un travail de recherche sur les causes de son acné. En effet, même une alimentation saine peut avoir des répercussion sur le cycle hormonal et sur la peau. 

Les suppléments comme le zinc (à condition d’être carencée) et l’huile d’onagre peuvent soutenir la santé hormonale et cutanée. Certains autres suppléments, comme le magnésium et les acides gras oméga-3, peuvent aider à réguler les hormones et à réduire l’acné.

Soins de la Peau

Utiliser des produits doux et non comédogènes sera essentiel pour éviter d’irriter la peau et d’aggraver l’acné. J’ai rédigé un article pour vous aider à ajuster votre routine

Gestion du Stress

Le stress peut augmenter la production de cortisol, ce qui déséquilibre les autres hormones et aggrave considérablement l’acné. Des techniques de gestion du stress, comme la méditation et le yoga, peuvent être bénéfiques car ils peuvent aider à réguler les niveaux de cortisol et à maintenir un équilibre hormonal plus stable. Ces techniques permettent de baisser l’intensité des manifestation du stress mais pas d’apprendre à gérer son stress. Pour cela, il conviendra de faire un travail plus poussé. C’est ce que je propose notamment dans ma méthode grâce au programme A Fleur de Peau

Sommeil

Il s’agit là d’un facteur bien souvent trop négligé dans nos vies hyperactives ! Pourtant, un sommeil insuffisant perturbe considérablement l’équilibre hormonal et peut exacerber l’acné. Assurer une bonne qualité de sommeil est crucial pour la santé hormonale et cutanée.

Conclusion

L’acné hormonale est un problème complexe influencé par divers facteurs, notamment la pilule contraceptive et les changements hormonaux liés à l’âge. Comprendre ces interactions peut aider les femmes à mieux gérer leur santé cutanée. Pour celles qui souffrent d’acné hormonale, il sera crucial de faire un travail de recherche des causes de ce symptôme. C’est ce sue je propose dans mon programme Hack ta Peau. 

Mon objectif en rédigeant cet article était donc de répondre aux questions qui me sont souvent posées sur Instagram

  • Comment gérer l’acné pendant l’arrêt de la pilule ? De mon point de vue, il est fondamental de préparer l’arrêt de la pilule au moins 6 mois avant et ne pas attendre de l’arrêter. Pour cela, il faudra faire une recherche approfondie des différents déséquilibres et des carences qui ont pu être entraînés par la pilule contraceptive. Je propose une investigation poussée dans mon programme Hack ta Peau. 
  • Quels sont les signes d’un déséquilibre hormonal ? Les symptômes sont multiples : irrégularités menstruelles, sautes d’humeur, perte de cheveux, perte ou prise de poids, frilosités, troubles de l’humeur et, bien entendu, l’acné persistante. 
  • Combien de temps faut-il pour que les hormones se stabilisent après l’arrêt de la pilule ? Nous avons vu dans cet article que cela peut varier de quelques mois à plus d’un an, en fonction de l’individu et de son historique de santé.

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Pour aller plus loin :

Tabi Eugénie, La pilule Contraceptive, c’est fini ! Jouvence, 2022

Avertissement

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