Qu’est-ce que l’acné fongique ?

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L’acné fongique est malheureusement parfois confondue avec l’acné vulgaire alors qu’il ne s’agit pas du tout de la même pathologie de peau. Son véritable nom est la folliculite à Malassezia. Il s’agit en effet d’un affection fongique qui résiste très souvent aux traitements médicamenteux et naturels.

Je te propose dans un premier temps de comprendre pourquoi ce type d’acné résiste souvent aux traitements médicamenteux et naturels. Je te présenterai ensuite des solutions pour t’aider à la traiter au mieux.

Au même titre que l’acné rosacée, il peut être difficile d’en venir à bout. Mais attention, cela ne veut pas dire qu’elle est incurable ! C’est simplement qu’il faut bien la distinguer de l’acné vulgaire (acné vulgaris), ce que trop peu de personnes ne font, malheureusement. Parfois, certaines personnes combinent les deux formes d’acné, ce qui complexifie encore plus les choses pour s’en débarrasser. En réalité, il est parfois difficile de venir à bout de la folliculite à Malassezia parce qu’elle n’est tout simplement pas comprise et les bons gestes ne sont ainsi pas adoptés pour prendre soin de sa peau de manière adaptée.

Après la lecture de cet article, tu bénéficieras des connaissances nécessaires pour reprendre ta peau en main ! Et si tu as la moindre question, n’hésite pas à m’écrire sur Instagram ou à télécharger mon guide gratuit : « Les clés fondamentale pour retrouver une peau sans acné ».

La différence entre acné fongique et acné vulgaire

Rappelons que l’acné vulgaire, la plus commune, est une affection cutanée liée à un déséquilibre de la flore cutanée.

Alors que nous produisons trop de sébum, un bouchon se créé au niveau de la surface de notre peau parce que ce dernier se mélange aux cellules mortes (déshydratées) qui ne se détachent pas de l’épiderme. A la base, ces cellules sont normales, elles sont hydratées et naissent à la base de l’épiderme. C’est lorsqu’elles migrent vers la surface de la peau, qu’elles se déshydratent et se détachent toute seule (lorsque tout va bien). Mais dans le cadre de l’acné, les cellules mortes ne se détachent en effet pas correctement. 

Nous avons donc ici 2 problèmes :

L’érosion cutanée ne se fait pas normalement.

=> Pourquoi mes cellules mortes ne se détachent-elles donc pas correctement de mon épiderme ?

=> Pourquoi je produis trop de sébum ? Cette surproduction de sébum qui conduit ainsi à un bouchon.

Un troisième problème s’ajoute à cela, c’est l’inflammation qui est créée à cause de ce bouchon. En effet, le système immunitaire va répondre naturellement pour se défendre contre cette prolifération bactérienne.

La peau étant également un organe émonctoire (d’élimination), elle est parfois conduite à éliminer plus de déchets qu’elle ne devrait le faire. Et lorsqu’il y a une forte inflammation, c’est que le niveau de déchets à éliminer est important, ce qui élève le niveau de de toxicité du corps.

C’est ce qu’on appelle « l’encrassement » en naturopathie. D’ailleurs pour la naturopathie, il n’y a qu’une seule maladie : c’est l’encrassement du corps. Ce sont ensuite les symptômes qui seront différents selon notre condition génétique, notre hygiène de vie, notre niveau de stress, etc. Cela engendrera ainsi une maladie de peau plutôt qu’une autre maladie.

Plus il y a d’inflammation, plus les boutons d’acné sont rouges, gonflés, chauds et douloureux, plus le niveau de toxicité du corps est important, plus la peau est ainsi enflammée. La peau ne parvient donc plus à gérer ses fonctions de base parce qu’elle est occuper à gérer l’inflammation et le trop-plein de toxines.

L’épaississement des parois du canal pilo-sébacé va ainsi perturber l’évacuation du sébum et favoriser l’apparition des cellules mortes et des bactéries. Tout cela se mélange et c’est donc un parfait engrais pour la prolifération de la bactérie Cutibacterium Acnes.

Pendant longtemps, nous avons même cru que seul ce fameux bouchon était responsable de la prolifération de cette bactérie qui conduit à l’acné. Mais de récentes études scientifiques ont montré que c’est la perte de diversité du microbiote cutané qui permettait à Cutibacterium de proliférer. Cette perte de diversité du microbiote entraînerait cette réaction immunitaire innée qui est la réponse inflammatoire.

Le microbiote est l’ensemble des micro-organismes – bactéries, virus, parasites, champignons non pathogènes qui vivent dans un environnement spécifique (cutané, vaginal et intestinal). Le microbiote joue un rôle barrière et de protection. Ainsi, le microbiote cutané et le reste de l’organisme peuvent coopérer pour lutter ensemble contre l’invasion d’agents pathogènes et favoriser les guérisons.

Tout cela pour dire que s’intéresser seulement à une prolifération bactérienne ne suffira pas. C’est la raison pour laquelle les crèmes corrosives et les traitements locaux ne fonctionnent pas sur le long terme, voire même pas du tout, parce que cela détruit le microbiote cutané.

En réalité, il faut plutôt chercher à entretenir la diversité de son microbiote cutané, pas seulement chercher à tuer Cutibacterium acnes. Et cela veut donc dire nourrir sa peau depuis l’intérieur !

Et cela est valable pour toutes les acnés !

Maintenant que tu as bien compris le mécanisme physiologique de l’acné, revenons à notre folliculite à Malassezia.

Qu’est ce que la Malassezia ?

Ce qui caractérise l’acné fongique, c’est en réalité la prolifération d’une levure. Il ne s’agit pas d’une prolifération bactérienne comme l’acné vulgaire. En fait, cela n’est pas très glamour dit comme cela, mais il s’agit tout simplement d’une mycose !

La folliculite à Malassezia est un genre de champignons qui vit dans le microbiote cutané de tout le monde. Toutefois, elle se multiplie lorsqu’elle se nourrit d’une trop grande quantité de sébum. Il va donc être indispensable de travailler en interne pour éviter les excès de sébum (comme pour l’acné vulgaire) !

Comment la reconnaître ?

L’acné fongique se caractérise par des tout petits boutons qui ressemblent souvent à des boutons de chaleur. Ces petits boutons parfois très rouges donnent à la peau un aspect plus rugueux.

Mais ce qui les différencient des autres boutons, c’est qu’ils grattent !!!! Et oui, si tu as déjà eu des mycoses ailleurs (mycoses vaginales par exemple), tu te souviens probablement que c’est très inconfortable parce que cela gratte.

Dans quelles conditions l’acné fongique peut-elle être aggravée ?

Les éruptions cutanées liées à la Malassezia surviennent lorsque la flore cutanée est altérée à cause  :

  • du soleil

  • de la chaleur

  • de l’humidité (de la sueur !)

  • de la prise d’antibiotiques

  • de l’hyperséborrhée

  • de l’immunosuppression.

Comment la traiter dans son hygiène de vie ?

  1. Il est indispensable de commencer par se rendre chez un dermatologue pour lui demander de vérifier si ton acné est bien une forme dite « fongique ».

Les dermatologues te prescriront des antifongiques oraux pour tenter d’obtenir une amélioration rapide. Mais malheureusement, la folliculite à Malassezia est souvent associée à de l’acné vulgaire. Cela nécessitera donc une combinaison médicamenteuse qui peut poser problème pour l’acné fongique. En effet, les antibiotiques oraux et topiques accentuent la folliculite à Malassezia parce qu’ils détruisent les bactéries et laissent alors le champs libre à la prolifération des champignons. Ce sont malheureusement ces médicaments qui sont bien souvent prescrits pour traiter la prolifération bactérienne de l’acné vulgaire. On tourne ainsi en rond !

  1. Opte pour des vêtements larges qui ne sont pas trop près du corps pour éviter la sueur et les frottements. Après une séance de sport, il faut prendre une douche immédiatement et changer de vêtement (c’est d’ailleurs valable pour toutes les acnés).

  2. Essaie de boire au moins 1 litre et demi d’eau par jour. Cela permettra à ta peau d’être mieux hydratée et cela diminuera tes inconfortables démangeaisons.

  3. Retire les aliments fermentés de ton alimentation ! Sachant que la peau se nourrie de l’intérieur et qu’elle est directement reliée à notre système digestif , nous te conseillons d’éviter d’ingérer des d’aliments fermentés (la choucroute, le yaourt, le pain au levain ou les cornichons pour ne citer qu’eux).

Comment traiter la Malassezia au naturel dans sa routine cosmétiques ?

  1. Retirer tous les ingrédients fermentés

Les produits cosmétiques à base de levures (galactomyces et saccharomyces) sont extrêmement populaires en Asie et se trouvent dans de nombreux cosmétiques, mais ils sont à bannir en cas d’acné fongique. C’est donc valable autant pour les aliments que pour les ingrédients cosmétiques. En effet, les ingrédients fermentés vont nourrir les levures !

  1. Quels sont ingrédients à utiliser dans ta routine cosmétique ?

Malheureusement, il va falloir minimiser au maximum les produits à mettre sur ta peau. Je suis une adepte de ce que les américains appellent le « Less is more ». Je suis un peu la Marie Kondo pour tout d’ailleurs (cosmétiques, alimentation, etc.). Lorsqu’une peau est engorgée et affairée à combattre une inflammation, il est préférable d’en faire le moins possible pour la soutenir. Il faut simplement cibler les bonnes actions !

Dans le cadre de la folliculite à Malassezia, il est plus qu’indispensable d’utiliser le moins de produits possible (et tu n’auras pas vraiment le choix comme tu peux le constater à la lecture de cet article).

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Il te suffit de l’insérer au moment de la création de ton compte client.

  • La Malassezia se développe à cause de l’huile (oui, elle se développe à cause de l’excès de sébum), il te faudra alors éviter au maximum toutes les huiles végétales (tous les corps gras que tu trouves notamment dans les savons et les crèmes hydratantes). Je ne te recommande donc pas de laver ta peau avec des savons qui sont tous conçus à base d’huile. Il est vrai que le savon ne reste pas très longtemps sur la peau, contrairement à un sérum ou une crème hydratante, mais si tu peux l’éviter, « mieux vaut prévenir que guérir ». Je te conseille donc de privilégier les gels nettoyants doux respectueux du PH de la peau. Je t’en ai préconisé un plus bas. 

  • Je te conseille de simplifier ta routine au maximum et d’utiliser des produits cosmétiques à base d’aloe vera si ta peau la supporte. Pour le savoir, n’hésite pas à faire d’abord un test dans le creux de ton coude. Voici un produit que je te recommande : https://c3po.link/QhbXbf57BY

  • Les eaux florales et hydrolats ne posent pas de problème. En voici un intéressant : https://c3po.link/Qhdv3EaDu2

  • Je ne te conseille pas d’huiles essentielles à mettre directement localement sur la peau. En effet, il est nécessaire de les diluer dans les huiles végétales pour ne pas abîmer ta peau (l’huile nourrie les levures). Voici un nettoyant clean qui est composé d’huiles essentielles mais dont les dosages ne te posera pas de problème vu le peu de temps passé sur la peau  : https://c3po.link/QuwZn55Ssb

  • La propolis est également un antifongique très intéressant :

  • L’acide hyaluronique (sérum) est également intéressante dans le cadre d’une acné fongique :

https://c3po.link/QCa3ef6Nrd

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Cible les bons ingrédients et je te conseille vivement de laisser ta peau au repos au maximum !

A noter :

La Malassezia se trouve principalement au niveau des follicules pileux (du côté des cheveux), il est donc fort probable que tu aies également des pellicules. N’hésite pas à utiliser des shampoings antipelliculaires composés de pyrithione zinc ou de sélénium sulfide qui sont antifongiques.

https://incibeauty.com/ingredients/16715-zinc-pyrithione

https://incibeauty.com/ingredients/1736-selenium-sulfide

La poudre ayurvédique de neem est également intéressante pour purifier le cuir chevelu.

Prends soin de toi,

Alexandra Vignon

Pour aller plus loin :

Voici quelques revues scientifiques qui traitent de la folliculite à Malassezia.

Richard M. Rubenstein, MDa and Sarah A. Malerich, Malassezia (Pityrosporum) Folliculitis, J Clin Aesthet Dermatol. 2014 Mar;7(3):37-41.

https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/24688625/

James E. Fulton Jr., MD; James Leyden, MD; Richard Marples, BM, MSc Gram-Negative Folliculitis in Acne Vulgaris, Arch Dermatol, 1968;98(4):349-353. doi:10.1001/archderm.1968.01610160023005. 

https://jamanetwork.com/journals/jamadermatology/article-abstract/530748

David Rosenthal, MD; Philip E. LeBoit, MD; Lesley Klumpp; et al., Human Immunodeficiency Virus-Associated Eosinophilic Folliculitis, Arch Dermatol. 1991;127(2):206-209.

https://jamanetwork.com/journals/jamadermatology/article-abstract/552692

Katherine Ayers, BA; Susan M. Sweeney, MD; Karen Wiss, MD, Pityrosporum Folliculitis
Diagnosis and Management in 6 Female Adolescents With Acne Vulgaris, Arch Pediatr Adolesc Med., 2005;159(1):64-67. doi:10.1001/archpedi.159.1.64.

https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/15630060/

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