Être en paix avec son corps pour guérir et développer ses potentiels

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Hello hello !

J’avais aujourd’hui envie de vous partager quelque chose de tout à fait personnel à propos de mon rapport au corps, à moi-même et par là même, au monde. J’espère que cela résonnera en vous et que cela vous éclairera sur votre propre chemin de guérison du corps et/ou du cœur.

J’ai toujours eu un rapport extrêmement compliqué avec mon corps. Aussi loin que je peux remonter dans mes souvenirs, j’ai toujours été complexée. Je sais que ce complexe me vient de traumatismes divers que j’ai vécus et qui sont bien ancrés dans mon cerveau et dans mon corps. Les traumatismes que j’évoque ici ne sont pas forcément des traumatismes physiques, ils peuvent être aussi psychiques. Je tâcherai de vous donner des exemples ci-après.

Confort inconfortable

Lorsque j’étais adolescente, je cachais mon corps tout le temps. Je portais des pantalons très larges, pattes d’éléphants et je rajoutais même des jupes par dessus afin d’être sûre qu’on ne pouvait pas voir mes formes se dessiner au travers mes vêtements. C’était « mon style ». A dire vrai, il avait bon dos « mon style » et il était étonnamment très paradoxal. En effet, je ne cherchais absolument pas à attirer le regard de l’autre puisque j’étais complexée, mais vu que j’avais un style très particulier, j’attirais forcément les regards…Pas simple à gérer tout cela !

A l’époque, je cachais plutôt le bas de mon corps de femmes aux hanches généreuses et aux fessiers rebondis. Au-delà de ces qualités que je voyais à l’époque comme des défauts, j’avais un autre soucis (je vais être beaucoup moins poétique!), j’avais des jambes de rugbyman (avec tout le respect que je leur dois !). Je faisais de l’équitation à haut niveau et comme vous le savez peut-être, le cheval n’avance pas tout seul, donc nous travaillons énormément le bas du corps, des abdominaux jusqu’aux mollets. L’idée, c’est tout simplement de ne pas tirer sur la bouche du cheval, il est donc nécessaire d’avoir une très bonne assise, un bon équilibre et un bon jeu de jambes. J’avoue, j’avais énormément de forces dans ces dernières…d’autant plus que j’ai monté des chevaux relativement « caractériels », il fallait donc avoir du répondant dans les jambes (et notamment tenir dessus !). En bref, les jambes fines, cela ne me connaît donc pas et, je ne suis pas certaine que je les connaîtrais un jour (je crois que les jambes sont d’ailleurs la partie du corps la plus difficile à travailler !).

Des années plus tard, travailler en Inde fut une bénédiction pour moi puisqu’il me fallait respecter les codes du pays en me cachant la moindre partie de mon corps. Je portais ainsi des tuniques à manches longues qui me permettaient qu’on ne voit aucune partie de ce dernier. En discutant avec un ami sur ce sujet il y a quelques années, j’avoue que j’ai eu un petit électrochoc lorsqu’il me disait que mon corps était un véritable mystère et que oui, lorsque j’étais plus jeune, on n’avait jamais vu aucune de mes formes. Un mystère qui m’arrangeait vraiment bien…. !

Au-delà du fait que mon rapport à mon corps a été extrêmement compliqué, je ne parle pas ici que du poids, mais aussi de ses formes, ses contours (la manière dont ce dernier est dessiné), j’ai aussi eu énormément de problème avec mon visage. Comme vous le savez, j’ai connu l’acné sévère dès l’adolescence. Imaginez le rapport qu’on peut entretenir avec son corps lorsqu’on aime ni ce dernier, ni son visage…

La fuite

En fait, je n’ai pas fait de dépression ou de déprimes, j’ai trouvé quelque chose de plus « facile » à gérer (merci mon cerveau !), je l’ai tout simplement oublié et je me suis penchée tête baissée dans des années de travail en tout genre pour éviter de le regarder (le travail avait bon dos même si je n’avais pas le choix). Mais lorsque ce dernier a réapparu, à l’âge adulte : « toc toc Alexandra, je suis là ! », avec (entre autres), un visage recouvert d’une acné kystique…j’ai dû « malheureusement » me rendre à l’évidence, il me fallait m’occuper de lui. Étonnamment, j’adorais me maquiller et j’ai bien failli en faire mon métier lorsque j’étais adolescente. C’est la seule chose que je faisais pour mon « corps », je m’accordais mon moment maquillage et « parfumage » tous les matins, mais en réalité, je le faisais machinalement, sans même me regarder. Je faisais pour faire. Il s’agissait à la fois de mon masque pour sortir conquérir le monde, mais aussi mon petit « moment » histoire de dire que j’en avais quand même un pour moi…Et oui, je suis une femme après tout (conditionnement) !

Le mal à dit

En réalité, j’ai compris quelque chose de fondamental des années après : mon corps était malade parce que malgré mon désir d’atteindre des objectifs de vie, je n’y arrivais pas. En fait, je ne me croyais pas suffisamment intelligente, je croyais que je ne venais pas de la bonne famille, je croyais que l’argent se gagnait durement, que je n’étais pas suffisamment « parfaite » donc je m’auto-sabotais. C’était comme ça et un point c’est tout, j’étais bourrée de croyances donc je ne faisais pas du tout les choses de la bonne manière. Mais en même temps (et étonnamment, ou pas), il y a toujours eu une part de moi qui croyait que j’avais des potentiels. Je pense que (heureusement) j’ai rencontré les bonnes personnes sur mon chemin. Je pense aussi que c’est dû au fait que je chantais et que j’avais donc l’impression de me différencier du reste de mes proches qui n’est en rien une famille d’artistes. Je me sentais différente et j’étais différente.

Du coup, j’ai beaucoup cherché, j’ai expérimenté des tas de choses, différents métiers, pour en arriver à celui de thérapeute que j’exerce aujourd’hui. Il y avait une part de moi qui souhaitait atteindre des objectifs de vie mais je ne savais pas du tout quels étaient mes potentiels et je me dévalorisais de la même manière que j’ai pu être dévalorisée. Et malgré le fait que je me dévalorisais, j’attirais des personnes que j’admirais dans ma vie. Je ne comprenais pas pourquoi.

Coïncidence ?

Comment était-ce possible d’attirer dans ma vie des femmes magnifiques, brillantes, entourées et soutenues par des familles bienveillantes ? Je me demandais parfois pourquoi elles étaient mes amies, étais-je un peu la copine « cas social » qui n’avait rien de tout cela ? Etais-je un peu « exotique » pour elles ? A dire vrai, il n’en était rien de tout cela. Mes amies étaient là pour me guider sans même en avoir conscience, elles étaient en réalité mes anges gardiens. Si vous me connaissez un peu, vous savez que je suis assez « agnostique » pour ce genre de chose, je crois que nos anges gardiens sont bels et bien incarnés sur terre, parfois seulement de passage dans notre vie l’espace d’un instant, quelques années, ou parfois pour toute notre vie. En réalité, mes amies ne me voyaient tout simplement pas de la même manière que moi. Mon regard sur moi-même était totalement biaisé à cause de mon expérience de vie. Il fallait que cela cesse car mon corps souffrait, il était nécessaire que je change de posture et que mon regard envers-moi même devienne plus juste et bienveillant.

Autonomie

J’ai compris des années plus tard, après avoir travaillé activement sur moi-même, sur mon état d’esprit et mes croyances limitantes, que j’étais en réalité tout aussi brillante et intelligente que ces femmes qui m’entouraient et m’inspiraient à être la meilleure version de moi-même.

Naître dans la famille dans laquelle je suis née m’a en réalité permis de faire ce chemin et d’aller vers ce nouvel état d’esprit, cette « ouverture de conscience » que je n’aurais peut-être jamais expérimenté si j’étais née dans une autre famille, la « cuillère d’argent dans la bouche » , comme on dit.

Et à travers mon parcours, notamment dans la recherche, j’ai réussi à me prouver que j’étais une personne intelligente et en mesure de comprendre plein de choses par moi-même. Avec du recul, je me rends compte que je suis la seule de ma famille à avoir fait des études supérieures.

Sans cela, je n’aurais jamais compris que j’aimais énormément l’écriture et que quelque chose se dessinerait peu à peu à travers mes blogs que je prenais grand plaisir à écrire.

Parce que j’ai dû me débrouiller financièrement toute seule dès l’obtention de mon baccalauréat, j’ai appris l’autonomie et l’indépendance. Pour moi, c’est une valeur de vie extrêmement importante : être une femme autonome et indépendante. Et étonnamment, j’ai appris récemment que le nom de famille que je portais était en réalité celui d’une femme, non pas celui d’un homme ; je porte le nom de ma grand-mère paternelle. A dire vrai, c’est un symbole extrêmement fort pour moi, dans lequel je trouve beaucoup de sens lorsque je prends du recul sur ma façon d’être et mes valeurs profondes.

Au travers mes années en Inde, j’ai pu fuir, me perdre, me trouver, forger la personnalité que j’ai aujourd’hui.

Mission de vie ?

Lorsque j’ai eu mes 35 printemps cet été, j’ai pu faire un petit bilan de mes expériences de vie personnelles et professionnelles et j’ai compris à quel point le travail que j’ai fait sur mon rapport à moi-même, à mon corps, m’a permis de délier bien des croyances et des conditionnements dont je n’avais même pas conscience. Ce travail sur le corps s’est d’abord fait à travers le développement d’une écoute subtile de ce dernier qui a commencé par le yoga en 2006. Alors que je démarrais mes études à la Sorbonne, c’est en 2006 que j’ai mis pour la première fois les pieds sur un tapis de yoga. A ce moment là, je n’aurais jamais cru que j’enseignerai dix ans plus tard.

C’est véritablement le yoga, en Inde, qui m’a ouvert la voie du corps que j’ai empruntée. En parallèle, mes études en anthropologie m’ont menée également vers cette même voie, celle de la compréhension des interactions entre les hommes et de sa psychologie. Lorsque j’ai démarré mes études, je n’avais absolument pas conscience de tout cela et je ne voyais pas du tout le fil conducteur qui était en train de se dessiner entre chacune de mes expériences de vie. Je me souviens que je croyais que tout cela n’avait aucun sens et que mon parcours était « atypique » et décousu. Il ne l’est en rien. L’être humain et la compréhension de son fonctionnement était en réalité au centre de mes préoccupations depuis le début ; et parce que l’être humain, dans toute sa complexité me fascinait, je voulais aussi comprendre pourquoi je me sentais différente du monde qui m’entourait. En réalité, je pense que ma vocation, ma mission était quelque part sur cette voie.

Finalement, grâce à cette expérience personnelle, je me suis formée (et je ne cesse de le faire) car c’est une valeur fondamentale qui me porte au quotidien ; un proverbe inspirant dit :

« avec de l’instruction, on va loin et avec de l’éducation, on va partout ».

Ma mission est maintenant d’aider les personnes de façon singulière, à emprunter un chemin que j’ai pu expérimenter moi-même. Parce qu’ils se sont oubliés, parce qu’ils ne se sont peut-être même jamais rencontrés, qu’ils se sentent en décalage par rapport au monde, parce qu’ils sont tombés « malade », parce que leur corps « parle », je les accompagne à emprunter une nouvelle voie, celle qui les aidera à réparer leur corps et à développer leurs potentiels. Parce que pour moi, développer ses potentiels, cela passe obligatoirement par rééquilibrer son corps, son mental, ses émotions et apprendre à s’aimer. Ce travail passe ainsi par aller regarder toutes nos pensées qui alimentent nos sentiments et nos émotions que nous ressentons à travers notre corps. Ces pensées, sentiments et émotions font partis de notre corps physique auquel il est absolument fondamental d’aller se relier. Parfois, et c’est là où il est très utile d’être bien accompagnée, nos pensées sont complètement inconscientes, et elles ont une incidence directe sur nos actions. En réalité, elles provoquent des tas de choses que nous ne désirons pas dans notre vie et que nous subissons. Et tôt ou tard, le corps parle.

Naviguer à vue dans la pénombre

Ce travail pas toujours confortable nécessite d’être en mesure d’accepter de « baisser la garde », de prendre du recul sur soi, d’accepter avec bienveillance tout ce qui nous traverse et se manifeste dans notre corps et notre mental, d’accepter de ne plus rejeter la faute sur des éléments extérieurs, d’accepter que si tu es malheureuse, tu es la seule responsable, d’accepter de ne pas baisser les bras à la moindre embûche, et de comprendre que rien n’arrivera jamais sans travail et discipline. Patience, persévérance et être bien accompagnée est à mon sens la base fondamentale d’un véritable travail sur soi, en profondeur (non pas en surface en quelques séances d’un outil de développement personnel ou quelques cours de yoga).

Ce chemin que j’ai emprunté a donc démarré à partir de mon corps et il m’a permit d’apprendre à voir les autres et le monde tout à fait autrement, et peut-être de manière beaucoup plus positive et avec plus de tolérance. Cette voie m’a permis de soigner mon corps.

Toutes mes expériences désagréables m’ont énormément nourrie et m’ont permis de mettre mon énergie là où j’en avais besoin et où c’était véritablement utile pour moi.

Avec des « si », je refais le monde et je réécris mon histoire

Si je n’avais pas vécu le jugement et le plagiat, je n’aurais jamais compris que j’étais talentueuse, enviée et que j’avais besoin de me protéger.

Si je n’avais pas été jalouse, je n’aurais jamais su quelles capacités je devais développer chez moi pour atteindre les objectifs que je rêvais d’atteindre en regardant les autres atteindre les leurs.

Si je n’avais pas moi-même jugé, je n’aurais jamais compris ce que je devais travailler chez moi pour m’améliorer et quelles étaient mes valeurs de vie profondes.

Si je ne m’étais pas confrontée à l’autre de diverses manières, je n’aurais sans doute jamais compris que nous sommes tous différents et que nous ne réfléchissons pas tous de la même manière.

Si je n’avais pas été un peu rebelle et engagée, je n’aurais jamais compris qu’on ne pouvait pas agir sur tous les fronts et endosser tous les drames et les malheurs du monde sur ses petites épaules.

Si je ne m’étais pas engagée avec colère, dynamisme et militantisme dans des causes pour l’environnement, je n’aurais jamais compris que réagir à l’émotion rompait absolument toute communication, la base de toute relation harmonieuse.

Si je n’avais pas subi des violences physiques et psychiques, je n’aurais jamais compris que l’autre est celui qui est toxique, que ce n’était pas de ma faute et que pardonner est une conception judéo-chrétienne que personne ne doit m’imposer.

Si je ne m’étais pas engagée activement dans des causes à m’en oublier moi-même, je n’aurais jamais compris qu’il était indispensable d’être d’abord en paix avec soi-même avant d’être en mesure d’être engagée pleinement pour d’autres causes.

En réalité, si je n’avais pas vécu la souffrance, le manque d’amour des autres et de moi-même, la dépendance affective pour combler un vide que j’étais en réalité la seule à pouvoir remplir…je n’aurais pas appris l’autonomie, à me donner de l’amour, à me respecter, à développer mes potentiels, à me surpasser, à persévérer pour devenir la femme que je suis aujourd’hui, libre d’agir comme elle le souhaite, de m’entourer de qui j’ai envie, libre de penser sans avoir à culpabiliser ou à avoir peur de ce que peuvent penser les autres.

J’ai compris que pour être totalement alignée avec moi-même, il était absolument indispensable d’expérimenter l’inconfort et de plonger dans sa propre obscurité.

« Ce n’est pas en regardant la lumière qu’on devient lumineux, mais en plongeant dans son obscurité ; mais ce travail est souvent désagréable, donc impopulaire ». Carl Gustav Jung

Écouter tout son corps

En apprenant à écouter mon corps dans sa globalité, j’ai compris que oui, je devais l’entretenir et le chérir, au même titre que ma voiture ou mon logement, et que cela ne serait pas toujours confortable ; je manquerai parfois de motivation, j’aurais parfois besoin d’aide et j’aurais besoin d’être patiente. En apprenant à écouter mon corps, j’ai compris que rester assise en silence sur une chaise pendant une heure à penser n’était absolument pas une perte de temps mais que je développais justement ma créativité. J’ai compris qu’être créative ne voulait pas pour autant dire « être artiste » et que la création se décline de différentes manières.

En apprenant à écouter mon corps dans sa globalité, j’ai compris que notre cerveau n’était pas programmé pour nous rendre heureux mais pour nous rendre la vie plus « confortable ».

En apprenant à m’écouter, j’ai pu mieux comprendre que je n’étais pas compatible avec tout le monde et que j’avais le droit de choisir mes fréquentations.

Apprendre à écouter son corps c’est développer une capacité fondamentale qu’on ne nous apprend pas à l’école. Par exemple, lorsqu’on nous dit “écoute ton cœur”, cela ne veut pas dire grand chose pour la majorité des gens et cela peut-être parfois perçu comme « ringard ». La plupart des gens sont pudiques, conditionnés à cacher leur vulnérabilité donc ils se refusent à montrer leurs failles. Je les comprends parce qu’ils ont été souvent blessés. Je les comprends parce que je l’ai vécu aussi. Avant, je prenais toutes mes décisions avec ma tête. Aujourd’hui, je tâche d’y mettre beaucoup plus de cœur. Je tâche de faire taire ce mental omniprésent qui m’empêche de sortir de ma zone de confort. En effet, ce n’est pas le cerveau qui doit décider de tout, parce que lorsqu’on ne lui laisse la place qu’à lui seul, nous sommes ainsi complètement coupés de notre corps. Tout comme notre cerveau ou nos intestins, notre cœur possède également des neurones! Nous avons approximativement quarante mille neurones dans notre cœur et cinq cent millions dans notre intestin! Ces deux organes bénéficient même d’un système nerveux indépendant. Maintenant, lorsque quelqu’un me dit qu’il doit prendre une décision importante, je lui dis toujours, “écoute ton cœur” ou “écoute tes tripes” (je dois avouer que mes tripes, ça marche à tous les coups!). Évidemment, j’explique toujours à un cartésien ce que j’ai évoqué ci-dessus et cela prend tout de suite une autre dimension pour lui! Petite anecdote, savez-vous que, lors de la momification, les égyptiens conservaient les viscères et le cœur dans des vases qu’ils enterraient avec la momie… ? En revanche, tenez-vous bien : ils jetaient le cerveau!  

La cause de la plupart des maux

Je me rends compte à quel point lorsque j’ai commencé à me relier à mon corps, j’ai pu ouvrir des « fenêtres », je me suis ouverte au monde, et cela a eu un impact considérable sur ma manière de penser. J’ai appris à comprendre quels étaient les véritables besoins physiologiques et physiques de mon corps, je lui ai donné ce dont il avait véritablement besoin (sans m’attarder sur des raisons extérieures). Mon rapport à l’alimentation a ainsi totalement changé et cela a évidemment eu une incidence directe sur mon état d’esprit.

Cela paraît incroyable, mais aujourd’hui, dans l’ère de la surconsommation dans laquelle nous vivons, nous ne sommes même plus en mesure de savoir quels sont nos besoins physiologiques et physiques de base puisque la société nous conditionne à vouloir consommer toujours plus (sans parler de l’impact des réseaux sociaux) !

Par ailleurs, dans ce monde très compétitif, peu bienveillant et peu empathique, où tout va extrêmement vite, de nombreuses personnes sont en réalité traumatisées par des mots, tiraillées entre leurs propres valeurs et celles qu’on leur a inculquées sans même qu’elles en ait conscience. C’est exactement ce qui nous rend malade !

Les mots et leurs maux

Je vous parlais de traumatismes psychiques plus haut, je vais vous donner quelque exemples qui paraissent anodins de prime abord, mais qui en réalité ne le sont pas, et ont un impact considérable sur la manière d’être et d’agir des gens dans leur vie.

Je suis persuadée que vous vous rappelez encore de mots, de phrases qu’on vous a dit il y a des années en arrière. Moi, c’est mon cas, ces phrases reviennent à la surface à des moments inattendus.

Lorsque je parvenais à réussir quelque chose, un de mes proches me disait fréquemment « toi tu es forte pour provoquer la chance ». Du coup, je me disais systématiquement que quand je réussissais quelque chose, ce n’était pas parce que j’avais travaillé pour, j’avais juste du « bol », que je ne l’avais donc pas vraiment mérité. Ce mode de pensée peut conditionner une vie complète !

Un jour, j’ai critiqué mes bras qui me complexaient beaucoup devant ma mère, j’ai utilisé une expression très dévalorisante pour parler de ces derniers (et donc de moi) ; plutôt que de me répondre d’un ton rassurant et sécurisant, « mais qu’est-ce que tu racontes ? Tes bras sont normaux ! », elle s’est mise à éclater de rire et elle m’en reparlait même plus tard en me disant en rigolant : « tu disais quoi déjà pour parler de tes bras ? ». Cette réaction extrêmement maladroite peut en effet être traumatisante pour un enfant (la preuve, je m’en souviens encore à 35 ans!).

Puis j’ai également entendu des mots malveillants du genre : « Alexandra a un gros cul, heureusement qu’elle a un beau visage ! » ; étonnamment, j’ai été recouverte d’acné après cela ! Voyez comment un cerveau peut s’emballer…

Je n’écris pas tout cela pour me faire plaindre, mais justement parce que j’ai fait le « deuil » de ces mots. A ce jour, je me dis que toutes les personnes qui jugent aussi durement ne sont pas des personnes saines et épanouies. Je ne les désire plus dans ma vie. Je trouve même cela triste car j’aimerais, probablement comme vous, que nous vivions dans un monde où chacun aurait des choses intéressantes à raconter à propos de ses idées et de ses expériences ; un monde dans lequel chacun se sentirait bien dans son corps et dans sa tête ; un monde dans lequel chacun serait en mesure de voir quels sont ses potentiels et comment il pourrait les mettre au service de ce dernier. Un monde dans lequel chacun se préoccuperait d’abord de lui-même avant de se préoccuper des autres. Un monde remplis de gens épanouis, libres de penser, capables de communiquer et autonomes. Un monde dans lequel nous faisons des choses utiles et agréables pour nous et le monde. Mais ça, c’est mon monde idéal.

En bref, plus tu chercheras à l’extérieur (dans la nourriture, la consommation de choses diverses et variées), plus tu t’activeras dans des causes qui ne t’appartiennent pas jusqu’à t’en oublier, plus tu oublieras à quel point ton corps est fondamental et qu’il est le « véhicule de ton âme », plus tu perdras du temps parce que c’est à partir de lui seulement que tu développeras tes talents et tes potentiels. Évidemment tout ce que tu vis est une expérience, rien n’est à jeter, mais si tu tiens à guérir de tes maux, notamment de ton acné récalcitrante, si tu me connais pour cela, sache que la voie du corps est celle à emprunter pour ta guérison.

Prends soin de toi.

Alexandra

1 Comments

  1. Apprendre à s'aimer pour s'épanouir, guérir et développer ses talents – The Good Balance says:

    […] pourrez retrouver un article en lien ici […]

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