Errance médicale : comment choisir son thérapeute ?

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Hello hello !

Avant que tu débutes la lecture de cet article, je souhaitais te rappeler que je partage ici mon expérience personnelle. Il s’agit donc de ma réalité et de celle qui m’a été confiée par les personnes que j’accompagne depuis quelques années. L’objectif de cet article est de tenter de faire une critique constructive dans le but de t’aider à prendre du recul avant de faire un choix de thérapeute. En effet, lorsque nous souffrons, nous sommes parfois très vulnérables. Et la vulnérabilité peut quelquefois nous mener sur des chemins sinueux qui nous font perdre du temps, voire même pire, nous rendre encore plus mal. Laisse moi te partager mon vécu personnel et celui de ma vision de thérapeute. Je le fais ici avec beaucoup d’humilité parce que j’ai bien conscience que je n’ai pas la parole sacrée.

Effervescence

Nous assistons ces dernières années à un phénomène intéressant. De plus en plus de personnes deviennent thérapeutes. Ils se forment ainsi à divers outils et proposent leurs services en présentiel et sur le web tels que des naturopathes, sophrologues, énergéticiens, hypnotiseurs, coachs, etc. C’est une excellente chose pour le bien de tous, mais cela peut avoir des limites selon moi.

Si tu me connais déjà, tu sais probablement que je suis moi-même thérapeute. Je suis formée à différents outils de la thérapie et je vends mes services à travers principalement deux programmes de formation et de coaching en ligne :

  • A Fleur de Peau est mon programme de 6 mois à destination des femmes anxieuses qui souffrent de problèmes d’acné adulte. Son objectif est de comprendre les causes profondes de son acné adulte et d’apprendre à gérer son stress et ses émotions.
  • Les Sensibles est mon programme de 6 mois à destination des femmes anxieuses et atypiques (comme les « hypersensibles », les introverties et/ou ou les « hauts potentiels intellectuels ») qui souffrent de leur anxiété (anxiété chronique qui les paralysent au quotidien, anxiété sociale, troubles anxieux type dermatillomanie). Son objectif est de mieux comprendre les tenants et les aboutissants de son anxiété et d’apprendre à la gérer.

Avec les réseaux sociaux, nous assistons donc à un phénomène grandissant, la multiplication des offres de services pour le bien-être physique et mental. Et nombreux sont les programmes vendus par les influenceurs du mouvement « New Age ». Je dois t’avouer que cela m’a toujours posé question. En effet, ces personnes sont très souvent à la limite du culte de la personnalité qu’elles alimentent via leurs réseaux sociaux. Aussi, elle sont fréquemment non qualifiées et non diplômées, et pourtant, elle proposent des prestations pour aider à guérir de maux physiques ou mentaux.

Tout comme moi, ces mêmes personnes n’ont souvent pas trouvé de réponses dans la médecine conventionnelle et elles se sont alors tournées vers les médecines dites « alternatives ». De fil en aiguille, elles sont également devenues thérapeutes.
Ces personnes sont (ou ont été) très en colère et se sont même détournées de la médecine au point de ne plus du tout lui faire confiance.
Je les comprends parfaitement, je l’ai moi-même vécu. J’étais très en colère qu’aucun médecin ne me prenne au sérieux et ne veuille prendre en considération mon mal-être lorsque je souffrais d’acné sévère et d’anxiété sociale. J’ai vu des médecins, des dermatologues, des psy, des naturopathes, des gurus en tout genre, des acupuncteurs, et j’en passe, jusqu’à ce que je baisse les bras et que je décide de me sortir seule de ma situation.
J’ai vécu ce qu’on appelle communément « une errance médicale ». J’ai donc parcouru moi-même un long chemin de souffrance, d’apprentissages et de prises de conscience.

Lorsque nous vivons une errance médicale, que nous passons de médecin en médecin sans obtenir de réponses à nos maux, sans une écoute empathique, il est donc tout à fait naturel que nous nous tournions vers un thérapeute « alternatif ». Cependant, comment bien le choisir ?

Mimétisme et rôles modèles

La première chose à garder en tête, c’est que nous apprenons tous par mimétisme. Nous avons besoin de rôles modèles pour nous inspirer au quotidien. Le mimétisme est le fait d’observer puis reproduire un geste ou un comportement. L’apprentissage se fait de cette manière depuis que nous sommes enfant. C’est un mécanisme qui a d’ailleurs beaucoup été étudié en psychologie.

Si de nombreuses personnes choisissent de se faire accompagner par des influenceurs et / ou coachs du mouvement « New Age » sur les réseaux sociaux, c’est souvent pour cette raison. Avant de nous « émanciper » et d’atteindre les objectifs souhaités (par exemple : se sentir mieux dans son corps), l’être humain a besoin de reproduire les mêmes comportements que ceux qui semblent avoir réussi. Il est donc tout à fait normal de se sentir attirée et inspirée par ces personnes. Toutefois, la première question à se poser est la suivante : cette personne te semble-t-elle compétente pour t’accompagner ?

En effet, il me semble que partager son histoire est intéressant et utile à de nombreux égards, mais suffit-elle à rendre légitime la personne de t’accompagner sur la voie de ton mieux-être ? Est-elle formée à l’accompagnement de la personne ? A l’heure où le nombre de thérapeutes est croissant, c’est une vraie question à se poser et que j’avais déjà abordé dans mon article de 2019 : « Bien-être & développement personnel, accompagner l’autre : responsabilité et légitimité ».

La poursuite d’un idéal irréaliste et stigmatisation des « Autres »

Pour avoir moi-même gravité dans le milieu du yoga, avoir participé à des événements du mouvement « New Age » et de la spiritualité, j’avoue avoir été alarmée à plusieurs reprises par les façons de procéder de certains « coachs », formateurs et « thérapeutes ».

A dire vrai, en tant que professionnelle, je me suis moi-même retirée de certaines formations et événements en développement personnel parce qu’ils manquaient, selon moi, de cadre, d’éthique et de professionnalisme.
Au cours de ces événements, il arrive fréquemment que les organisateurs plongent les participants dans d’autres « états de conscience » par le biais de la musique, par exemple, ou d’exercices respiratoires intenses (comme le breathwork) dans le but de les faire sortir de leur zone de confort.

Les sujets abordés lors de ces événements (problèmes de couple, dépréciation de soi, deuil, maladies, burn out, problèmes familiaux, etc.), ou les états d’hyperventilation (liés au breathwork) déstabilisent forcément les participants et les mènent souvent dans des états de vulnérabilité, comme à révéler leurs blessures, en les mettant complètement à nu. En toute sincérité, pour avoir participé moi-même à ce type d’événement, j’ai rarement vu des personnes ne pas s’effondrer en pleurs.

Les organisateurs qui n’ont, pour la plupart, reçu aucun cadre théorique ou professionnel fiable pour accueillir l’état de ces personnes, considèrent leurs outils comme être la seule voie possible pour aller sur le chemin de la guérison. Mais cela reste leur vision, et elle n’est pas toujours adaptée à tous.
Même si leurs intentions ne sont évidemment pas malveillantes, il me semble important de noter que personne ne peut rester insensible à ces pratiques, à moins d’être habitué ou d’être septique. Ces outils ne sont pas forcément adaptés à tous et ne doivent pas être pris à la légère.

Crédits : Alvin Mahmudov

Si tu gravites dans le milieu « spirituel », tu as sans doute remarqué que chacun est responsable de tout ce qu’il lui arrive et que « tout est juste ».
J’ai entendu à maintes reprises (pour ne citer que ces exemples) : « tu as des problèmes au foie ? Contre qui es-tu en colère ? Qu’est-ce que tu n’arrives pas à pardonner ? N’arrives-tu pas à faire la paix avec ton passé ? De qui es-tu dépendant ? Es-tu vraiment toi, au plus proche de ton essence ? Ce sont tes pensées qui créent ta maladie ».

Je crois que ce type d’affirmation peut être très dangereux. On ne peut pas dire à quelqu’un qui souffre d’un cancer que c’est sa manière de penser qui a pu créer sa maladie. Non, il y a d’autres facteurs organiques qui engendrent des maladies. La génétique, l’alimentation, la pollution, la consommation de tabac ou d’alcool, par exemple. Si je prends l’exemple des Bouches-du-Rhône, où je vis actuellement, je peux t’affirmer que le nombre important de cancers dans la région est lié de très près à la pollution des industries de sidérurgie, de raffinage et de stockage du pétrole. Il y a d’ailleurs de nombreuses études qui ont été menées à ce sujet.

Aussi, en écoutant ce type d’allégations, chacun est donc libre d’interpréter cela à sa manière sans prise en charge. A mon sens, c’est un grand problème puisque cela peut engendrer de grandes crises personnelles.

Dans ce même milieu, il est également fréquent que tu entendes qu’il est important de savoir « pardonner ».
En ce qui me concerne, je crois que personne ne doit te demander d’excuser des violences physiques et / ou morales que tu as pu vivre dans ta vie. Non, « tout n’est pas juste ».
Si certains pensent qu’ils ont réussi à pardonner leur agresseur, et que « l’univers » leur a envoyé cette épreuve pour qu’ils la transcendent, très bien. Il est important de croire en quelque chose et de lui donner du sens pour accepter ce qu’on ne peut pas changer.
Toutefois, prends-garde devant ces théories. Il est fort à parier que tu ne sois pas « guéri(e) » sur le long terme et qu’un événement désagréable puisse tout faire basculer à nouveau dans ta vie.

Dans certains cercles « New Age », il est fort probable que tu rencontres aussi des personnes qui te stigmatisent parce que tu prends la pilule contraceptive, parce que tu ne souhaites pas accoucher de façon naturelle, parce que tu prends parfois des médicaments, parce que tu n’as pas une vie sexuelle en osmose parfaite « cœur, corps et esprit », ou que tu n’es pas assez « ouvert(e) ».

Certains réinventent le sexe et l’amour sans prendre en considération que la sexualité et l’amour sont vécus différemment par tout le monde. Certains partagent peut-être les mêmes valeurs que vous, toutefois, ils n’utilisent pas les mêmes moyens pour satisfaire les mêmes valeurs.

On pourra également te dire que si tu penses de telle ou telle manière, ta « fréquence vibratoire » peut être basse et cela n’est pas bon pour toi. Là encore, une personne peut se remettre profondément en question et se sentir mal parce qu’il lui arrive (comme tout le monde) de ressentir des émotions désagréables. Nier le négatif et le désagréable, c’est nier une partie de soi.

Certains te proposeront également de « manifester » et de dépenser des sommes astronomiques (20 000, 30 000 euros et plus pour des coachings). Tu me diras, tout est relatif et subjectif, un coaching à 20 000 euros peut ne pas te faire peur selon ta situation.
Cependant, j’ai rencontré des personnes qui ont vendu des biens et / ou ont fait des emprunts pour s’offrir ce type de service sous prétexte qu’elles devaient apprendre à sortir de leur zone de confort. Elles n’ont fait que courir de coachings en coachings sans trouver de solutions à leurs maux et à leur solitude. Et elles l’ont regretté plus tard parce qu’elles ont couru après un idéal qu’elles n’ont jamais atteint.
Je crois personnellement qu’il est en effet important d’apprendre à changer son rapport à l’argent et à prendre des risques. Toutefois, il ne faut pas te mettre dans l’insécurité, surtout si tu es seul(e), sans aide, et que tu n’as pas de plan de secours en cas de problème. Les personnes vulnérables sont parfois prêtes à tout pour s’en sortir.

On pourra également te dire que tu as une personnalité trop « exubérante », que ton égo prend trop de place, et que tu te poses trop de questions (en même temps, c’est légitime, il est difficile de ne pas interpréter et d’entrer dans une crise personnelle étant donné les sous-entendus que tu peux entendre).
Toutefois, l’égo n’est pas le « méchant » dans l’histoire. Au contraire, il a été indispensable pour se construire en tant qu’individu.
Il me semble que le problème est toujours le même et cela n’est pas l’égo.
Si tu gardes tout pour toi, que tu es dépendant des autres affectivement, que tu n’arrives pas pas à communiquer avec les autres, que tu n’arrives pas à gérer tes émotions et / ou que tu « pars au quart de tours », il ne s’agit pas d’un problème d’égo. Tu ressentiras en effet toujours des émotions désagréables, cela fait partie de notre condition humaine. L’important c’est de savoir les comprendre et les gérer pour ne pas qu’elles te gâchent la vie.

Crédits : Anthony Tran

J’ai aussi récemment vu des coachs stigmatiser les personnes allant se faire vacciner. Je ne crois pas que cela soit très altruiste et que ce genre de propos relève de professionnels accompagnants. En tout cas, en ce qui me concerne, je ne souhaiterais pas être coachée par quelqu’un qui juge les choix des autres parce que chacun a son histoire, ses peurs et ses envies. Et si aujourd’hui nous vivons dans un monde qui se fracture de toutes parts, c’est malheureusement à cause de cette manière très binaire et individualiste de voir le monde. Et, étonnamment (ou pas), ces personnes qui rejettent un système et ses dogmes en recréent elles-mêmes.

Parmi les participants de ce type de stages et ateliers du développement personnel « New Age », nombreux sont ceux qui se sont créés des problèmes de toute pièce et qui poursuivent un idéal pour eux-mêmes et pour le monde.
Il est fort probable que cela les porte peut-être un temps, mais cela aboutit fréquemment à de nombreux problèmes sur le long terme, comme ne plus trouver sa place parmi les autres et ne plus être capable de s’adapter au monde.
Je l’ai beaucoup rencontré dans mes accompagnements durant lesquels j’ai côtoyé nombreux naturopathes, coachs, et adeptes de la spiritualité « New Age » qui basculaient vers la dépression, et que j’ai dû renvoyer vers des confrères psychologues.

La poursuite vers cet idéal de personne qu’on veut devenir, engendre souvent énormément d’anxiété, de désillusion, de dévalorisation et une course sans fin à des rituels (du mouvement wicca, par exemple), à des stages de développements personnels, et de la dépendance à des coachs. Pourtant, le but d’un thérapeute et d’un coach est de rendre une personne autonome.

J’ai moi-même observé durant quelques années l’évolution de certains coachs sur le web vendant ce type de stages. Je me suis rendue compte qu’ils étaient un peu confus, ils changeaient en effet régulièrement de noms, d’activités et leur manière d’être. Ils m’ont donné le sentiment qu’ils cherchaient eux-mêmes désespérément leur équilibre. Comme je le disais précédemment, ils alimentent souvent des stéréotypes et des dogmes. Ils sont eux-mêmes dans la poursuite de cet idéal dans l’espoir de toucher « leur véritable essence », l’équilibre entre leur « cœur », « corps » et « esprit ». Mais jusqu’où cela les mènera-t-il ?
Certains voient dans ces stages de développement personnel un moyen de répondre à leur problèmes et à leurs questionnement existentiels. Je ne dis pas ici qu’ils sont tous mauvais, non. Ils peuvent bien entendu vous apporter du bien-être, mais prenez toujours du recul sur ce que vous observez et ce que vous vivez.

Crédits : Erik Brolin

Psychologues et contre-transferts

Évidemment, si vous êtes en souffrance psychologique, je vous invite d’abord à vous faire accompagner par un psychologue. Cela ne sera peut-être pas parfait non plus. Il ne va pas s’en dire que tous ne sont pas excellents ou adaptés à vous ! Il vous faudra peut-être en essayer plusieurs. Gardez en tête que ce n’est pas parce qu’ils ont reçu un cadre théorique qu’ils seront en mesure de vous accompagner, vous. Et oui, parce qu’ils sont des êtres humains eux aussi ! Rien ne sera jamais parfait !

J’ai moi-même consulté un psychologue qui faisait des contre-transferts. En effet, il donnait l’impression de penser à ma place et faisait ses propres interprétations qui ne me menaient pas forcément vers les bons questionnements. J’allais donc de questionnements en questionnements, de nœuds en nœuds au cerveau !

Le contre-transfert se caractérise par l’ensemble des réactions inconscientes de l’analyste vis-à-vis du patient et qui peuvent interférer avec son interprétation.

Si vous êtes fan de The Big Bang Theory, vous comprendrez de quoi je parle. Ecoutez attentivement les contre-transferts de la mère, psychologue, de Leonard. Elle interprète à sa manière les actions de ses patients. Elle projette ses propres opinions sur les autres. Malheureusement, les interprétations douteuses peuvent parfois faire douter le patient qui se pose alors des questions inutiles. Evidemment, le cas de The Big Band Theory est un extrême, mais il est révélateur. Il n’y a jamais de fumée sans feu, comme on dit !

Certains thérapeutes n’ont pas conscience qu’ils interprètent les paroles et les réactions de leurs patients. C’est normal, cela arrive même aux meilleurs !

Permets-moi donc de te donner un conseil. Si tu choisis un expert dans un domaine précis (peau, poids, deuils, maltraitance, burn out, par exemple), préfère quelqu’un de diplômé dans l’accompagnement (qui a reçu un cadre théorique), d’expérimenté, et qui ne souffre pas de ta problématique afin d’éviter au maximum les contre-transferts qui te mèneraient à de mauvaises interprétations. Tu risquerais de te poser de mauvaises questions et cela serait contre-productif pour toi. Tu perdras du temps.

Il peut être parfois intéressant de démarrer avec un thérapeute plus « généraliste », en dehors de l’expertise pour laquelle nous sommes amenés à consulter afin de pouvoir mieux se rendre compte de cela. Je ne dis pas qu’une solution est meilleure qu’une autre. Je crois simplement qu’il faut se poser la question avant de choisir la personne adéquate. Aussi, je crois qu’il faut tester plusieurs approches pour trouver la bonne personne. Tu peux également te fier aux témoignages. Néanmoins, garde en tête qu’ils ne sont pas toujours très utiles dans le sens où ce qui fonctionnera pour les uns ne fonctionnera pas pour les autres, parce que nous sommes tous différents.

Crédit : Katarzyna Bialasiewicz

Malheureusement, nombre de coachs proposant des coachings et stages en développement personnel sont souvent dans le contre-transfert parce qu’ils ne sont pas formés à l’accompagnement de la personne. Différencie-bien le coach de l’analyste. Le coach ne doit jamais faire d’interprétations.

Détache-toi du résultat et ne sois pas impatient(e). Ne te fais pas non plus des nœuds au cerveau selon les interprétations que te fera ton thérapeute. N’oublie jamais qu’il s’agit de sa vision et qu’il reste un être humain doué d’une sensibilité. Le plus important est ta vision et ton interprétation ! Toi aussi, tu peux te raconter des histoires, mais si ton thérapeute est compétent, il saura te (re)mettre sur la bonne voie. Plus tu expérimenteras, plus tu t’amélioreras dans tes interprétations.

Garde en tête que ton thérapeute n’est pas là non plus pour accueillir toutes tes souffrances, son rôle est de t’écouter afin de trouver la brèche qui lui permettra d’appliquer sa méthode, les outils qu’on lui a enseigné. Ne crois donc pas que le thérapeute est là uniquement pour te faire verbaliser, contrairement à ce que croient beaucoup de personnes. Cela n’est pas aussi simple que cela, et ce n’est pas ce qu’il a appris durant cinq ans.

Aussi, il y a autant de thérapeutes que de personnalités. Pour te familiariser avec un thérapeute, n’hésite pas à lire ses articles, par exemple, pour vous voir quelle est sa manière de pratiquer et de penser. Nombreux sont les thérapeutes qui ont des sites web de nos jours, profite-en ! Enfin, il est important que tu te sentes à l’aise avec ton thérapeute (d’où l’importance de bien le choisir), sinon, ta thérapie prendra certainement davantage de temps.

Le rejet grandissant de la science

Comme je l’expliquais au début de cet article, nombre de personnes se sentent perdues et en colère après la médecine conventionnelle (surtout par les temps qui courent !). Souvent, elles ne font même plus confiance à la science. C’est totalement légitime au vue du manque d’empathie d’un grand nombre de médecins. Toutefois, il en existe de très bons aussi, ne l’oublions pas !

Je crois qu’il est important de garder en tête que la science n’est jamais « science exacte ». Le propre de la science est justement de réfuter. La science évolue continuellement. Je suis thérapeute, mais je suis aussi scientifique de formation. Il est donc très important pour moi de te partager cela.

Pour ce qui concerne la psychologie et le développement personnel (coaching) qui m’intéressent beaucoup, notons que l’exploration méthodique de l’appareil psychique humain reste très récent et que ces disciplines sont de vastes champs de recherche toujours en cours.
Personne n’a compris la psychologie de l’être humain, et la science tente toujours de mieux la comprendre à ce jour, et cela seulement depuis 150 ans.

Grâce à la psychologie évolutionniste nous comprenons aujourd’hui mieux le stress, la réponse du cortisol, ainsi que le fonctionnement du système sympathique et parasympathique. Mais nous sommes bien loin de tout comprendre ! Et puis, est-ce que la science est capable de tout expliquer ?

Prenons l’exemple de la peau, les recherches sur le microbiote cutané sont extrêmement récentes. Cela doit faire seulement une vingtaine d’années que nous commençons à comprendre le lien entre la peau et les autres systèmes du corps.

D’ailleurs, en ce qui concerne la psychologie, on s’aperçoit même que les anti-dépresseurs, tels qu’ils ont été conçus jusqu’à aujourd’hui, n’ont pas forcément d’effets sur la dépression.

La science repose sur le modèle théorique, à savoir comment quelque chose est supposé marcher sur un panel de «X » personnes. On va donc tester et essayer de réfuter le modèle théorique. Si nous n’arrivons pas à le réfuter sur un panel de «X » personnes , ce modèle scientifique restera le même jusqu’à preuve du contraire.

La théorie en science, c’est donc ce que nous avons pas encore réussi à réfuter ; et il n’est pas possible de démontrer que quelque chose est vrai en tout lieu et en tout temps.
En revanche, il est possible de montrer qu’une chose ne va pas fonctionner à un moment donné et cela va donc remettre en question cette théorie.
D’essais en erreurs, nous affinons nos approches, nous sommes plus précis et nous pouvons aller vers des solutions et des choses qui fonctionnent. Il est d’ailleurs difficile pour la science de faire du cas par cas, soyons réaliste.
Ainsi, plutôt que de se poser en accusateur et en inquisiteur, lorsque nous refusons ou que nous choisissons la médecine conventionnelle, prenons du recul pour accepter cette réalité.

Pendant longtemps, les systèmes sorotoninergiques (les recapteurs de sérotonine pour les anti-dépresseurs) étaient utilisés pour soigner les dépressions. Alors que des millions de personnes prennent des anti-dépresseurs, nous ne savons pas vraiment à ce jour si ces derniers fonctionnent bien. A ce sujet, j’écoutais récemment un neuropsychiatre qui s’alarmait parce que nombre de gens malades ne veulent plus prendre de médicaments. Selon lui, les patients « auraient plus peur des médicaments que de la maladie ». Je comprends qu’ils s’inquiète puisque les médicaments sont indispensables pour certaines pathologies psychologiques. Cependant, en partant du postulat que la science est en train de démontrer l’inefficacité des médicaments pris par des millions de personnes, n’est-il pas légitime de la part des patients de se questionner sur leur traitement ?
Au même titre que la science dont le but est de se questionner tout le temps, les patients n’ont-ils donc pas le droit de se questionner sur leurs médicaments ?
Là encore, je ne dis pas qu’on ne doit pas faire confiance à la science. Je crois qu’il faut simplement faire preuve de réalisme, d’humilité et d’accepter que nous ne sommes pas omniscients. Nombre de chercheurs font de leur mieux avec les moyens et les ressources dont ils bénéficient. Même si nous sommes nombreux à chercher des réponses, nous n’en avons pas pour tout.

J’espère que cet article t’aura donc donné quelques pistes pour t’aider à trouver un thérapeute qui te convienne. Sache qu’en aucun cas je critique le milieu développement personnel ou la spiritualité.
En effet, pour moi, la connaissance de soi est la plus belle chose que nous puissions nous offrir.

Toutefois, je crois que chercher inlassablement un idéal est faire fausse route. Cela mène en effet souvent à de l’insatisfaction, à une remise en question perpétuelle qui peuvent mener à de véritables crises existentielles et à des conflits intérieurs inconfortables.

Pour moi, se développer personnellement, c’est pour mieux appréhender sa relation aux autres. Le développement personnel n’a donc rien de très personnel. Selon moi, le développement personnel passe par arrêter de tout juger, de développer son empathie et sa tolérance envers soi et les autres. C’est être plus altruiste. Ne pas croire que sa réalité et meilleure que celle des autres. C’est arriver à s’adapter aux réalités différentes de la sienne. C’est donc commencer par améliorer sa relation à soi-même pour mieux appréhender sa relation aux autres.

Pour moi le développement personnel permet donc :

  • de développer la connaissance de soi pour connaître ses modes de fonctionnements cognitifs et émotionnels pour se sentir mieux dans sa tête et avec les autres. C’est aussi mieux connaître son corps et mieux gérer son équilibre intérieur.
  • d’améliorer sa confiance en soi qui est un moyen d’agir dans sa vie, non pas une finalité. Elle te permet de réaliser des projets qui te tiennent à cœur.
  • d’apprendre à s’affirmer dans ses prises de paroles, de savoir transmettre des idées et ses positions sur un sujet dans le respect de soi et des autres.

J’ai décidé de porter cette vision et de développer toutes ces capacités au sein de mes programmes. Et plus spécifiquement dans mon programme Les Sensibles, afin que si tu souffres d’anxiété, tu puisses améliorer ta relation à toi-même et aux autres.

Ma mission est de t’aider à retrouver ton équilibre physique, mental et émotionnel pour vivre une vie plus apaisée et en adéquation avec qui tu es, sans tomber dans un extrême et rechercher un idéal qui ne te conviendra pas sur le long terme.

Si tu souhaites être informée de l’ouverture de mon programme Les Sensibles, tu peux inscrire ton prénom et ton adresse email sur ma liste (tu pourras te désinscrire à tout moment). Tu trouveras le lien ICI !

J’espère sincèrement que ce partage aura pu te faire réfléchir et t’apporter une autre vision, claire et utile pour toi.

Prends soin de toi,

Alexandra

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